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Citation du jour

« Je n’aime pas les gens débordés.

Je préfère les gens débordants. »

Grégoire Lacroix

Dimanche 18 mai 2008

Entre 1871 et 1918, l’école de la République française a été une redoutable machine à fabriquer de bons petits soldats prêts pour " la revanche ».

Expo édifiante au musée de Bothoa.

L’exposition actuellement présentée au musée de Bothoa est édifiante car, de tous les ouvrages scolaires, travaux des écoliers, jeux et publications pour enfants transparaît une « propagande éhontée », affirme Michel Sohier, créateur de cette exposition. « Tu seras soldat » est aussi le titre d’un ouvrage réalisé parallèlement avec sa fille Ana.

Une religion : le patriotisme


« On a repris le titre du livre de l’officier Lavisse, destiné à préparer les écoliers à la vie militaire ». Objectif difficile à imaginer pour les jeunes d’aujourd’hui, mais qui semblait admis à l’époque. Il faut consolider la jeune et fragile République et sortir du traumatisme de la Commune et de la défaite de 1870. Dans cette III e République centralisatrice, qui instaure l’école laïque, les programmes, méthodes et livres sont identiques dans toutes les régions. Une nouvelle religion est née : le patriotisme ; « sa fonction est d’endoctriner l’enfant afin d’instaurer le sentiment d’unité de la Nation ».

Une francisation menée tambour battant, au mépris des langues régionales, punitions à l’appui.

Thèmes guerriers

Cette référence à la Patrie se double d’une omniprésence des thèmes guerriers. « L’Histoire, mais aussi la grammaire - le soldat défend quoi ? Le drapeau. Il repousse qui ? L’ennemi ? - les dictées, rédactions - " Un conscrit de votre commune s’est coupé un doigt pour n’être pas soldat. Racontez le fait à un ami " - l’arithmétique, les chants concourent à exhorter un patriotisme revanchard, attisé par l’annexion de l’Alsace-Lorraine ». Plus encore : en 1882, Jules Ferry institue les bataillons scolaires, avec uniformes et carabines, sorte de préparation militaire ponctuée de défilés. La Bretagne, région pas encore acquise aux idéaux républicains et du fait d’un faible taux de scolarisation, en compte très peu.

Des carabines pour écoliers

Rapidement, ces bataillons parodiques tombent en désuétude. En revanche, la gymnastique, enseignée par des militaires, et le tir se développent à partir de 1900, avec des stands et carabines adaptées aux écoliers.

En 1914, « les Français sont prêts à partir naturellement, à la guerre ». Des enfants désertent leurs écoles pour aller sur le front. La propagande bat son plein au travers des cartes postales, de la presse enfantine (Bécassine, Les Pieds Nickelés) ou les caricatures de Poulbot. Les enfants sont mobilisés pour financer la guerre ; ils doivent apporter un sou par mois et sont mobilisés pour d’innombrables quêtes.

 En 1917, changement de cap : place à l’écolier-paysan, cultivant des pommes de terre dans le jardin de l’école et sur le moindre lopin. Il faut attendre trois ans après l’Armistice pour que la situation revienne à la normale en classe. Mais, avec le recul, « cette expérimentation d’un endoctrinement de masse, où les enfants sont les cibles privilégiées, est la préfiguration de ce que réaliseront, de façon plus totale encore, certains régimes d’après-guerre », souligne Michel Sohier.

Exposition à Saint Nicolas du Pélem. Mai et juin le dimanche de 14h à 18h, juillet et Septembre, tous les jours suaf le lundi de 14h à 18h. Tarifs : 4€ et 2 €.

http://musee-ecole-bothoa.blogspot.com


A l'occasion de cette nouvelle exposition, le Musée Rural de l'Éducation édite son premier ouvrage. Écrit par Ana et Michel Sohier, ce livre de 112 pages est illustré par de nombreux documents en couleurs, et s'appuie plus particulièrement sur l'exemple de la Bretagne.

Il est disponible au Musée, ou par correspondance, au prix de 20 € (frais de port : 4 €).


par UDB Bohars publié dans : Actualités communauté : Union Démocratique Bretonne
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Samedi 17 mai 2008

Le 7 mai 2008 s’est tenu à l’Assemblée nationale un débat sans vote au sujet de la protection des langues dites  régionales . « Régions et peuples solidaires » tient à saluer l’honnêteté et l’ouverture d’esprit des députés de tous bords qui sont intervenus en faveur de la diversité culturelle en France en rappelant les éléments suivants :

- le jacobinisme et le centralisme parisien ont mené depuis des décennies une politique volontariste de destruction des langues et cultures régionales au mépris des conventions internationales en matière de droits culturels.


-  loin d’être un danger pour l’unité de la République, les langues « régionales » sont un facteur de cohésion sociale, de développement économique et d’enrichissement culturel profitable à tous citoyens.


- l’expérience a montré que les élèves scolarisés dans les écoles bilingues ou en immersion ont une meilleure maîtrise du français et une capacité supérieure d’apprentissage des autres langues que les autres élèves.


- sans une modification de l’article 2 de la constitution française en faveur des langues régionales et sans la ratification de la « Charte européenne des langues régionales ou minoritaires » , ce débat historique n’aura aucun sens et aucun effet.

Au mépris des doléances exprimés démocratiquement par les représentants du peuple, le gouvernement français s’est prononcé contre la modification de l’article 2 et la ratification de la Charte. Il se contentera de proposer prochainement un texte de loi faisant le bilan de la situation linguistique en France et qui ne permettra aucunement la protection juridique nécessaire à la survie des langues régionales.

Une fois de plus, Nicolas Sarkozy et son gouvernement auront mis en place une parodie de démocratie en organisant un débat parlementaire sans tenir compte des revendications exprimées à cette occasion par les députés et les citoyens. « Régions et peuples solidaires » alerte le gouvernement Fillon sur les dangers que peut engendrer une telle attitude anti-démocratique et intolérante.

Alors que les Nations-Unies ont proclamé 2008 « année internationale des langues » et que la France prendra dans moins de deux mois la présidence de l’Union européenne , le rejet actuel de la démocratie culturelle ne peut que nuire à l’image internationale de la prétendue « Patrie des droits de l’Homme ».

Philippe Sour , chargé de communication
R&PS


par UDB Bohars publié dans : Bretagne au Coeur communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Vendredi 9 mai 2008

Le journal "LeTélégramme" a lancé un sondage sur son site le 6 mai dernier :

La France doit-elle ratifier la charte européenne des langues régionales ?

Nombre de votes 1731

Oui : 74%                 1276 votes
Non : 15%                 253 votes
Sans opinion : 12%      202 votes

Sans commentaires !!!!!

Si vous désirez parcourir les commentaires sur cette question cliquez  ICI.



En voici un extrait :

"Les langues historiques vivantes de la République autres que le français ont droit à être sauvegardées et promues, sur le champ géographique dont elles imprègnent l'histoire et la vie culturelle. Compte tenu de la jurisprudence du Conseil Constitutionnel et du Conseil d'Etat, la ratification de la charte européenne comme toute avancée législative qui permettrait notamment au breton, à l'occitan, au catalan, au basque, au corse, au flamand d'être reconnus comme langue co-officielle doit passer par une modification de l'art 2 de la constitution qui fait obstacle à leur pleine intégration dans l'Education et dans la vie publique des espaces géo-linguistiques concernés, malgré les déclarations rassurantes faites quand a été intégrée la formule faisant du seul français la langue de la République... Le monolinguisme de l'Etat français est une atteinte au droit à la diversité linguistique et culturelle dont des Etats comme l'Espagne, le Royaume Uni ou l'Italie ont entrepris plus tardivement que les Etats réellement fédéraux la reconnaissance concrète."

Ecrit par : joan-loís ESCAFIT | 06.05.

par UDB Bohars publié dans : Bretagne au Coeur communauté : Union Démocratique Bretonne
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Jeudi 8 mai 2008


L’événement

L
’association d’éducation populaire « Eskemm » ( qui signifie « échanger » en breton) et l’Association « Divskouarn » ( « Les deux oreilles ») proposent prochainement au public brestois deux conférences :

L’une, le Mardi 20 Mai, à 18 heures, sera une rencontre en breton avec les responsables de l’association Divskouarn sur le thème de :

Langue bretonne et petite enfance


L’autre soirée aura lieu le Mardi 10 Juin, à 18 heures, sur le  même thème, mais en français cette fois.


L’une et l’autre soirées se dérouleront à la Maison de l’Europe, 16, rue de l’Harteloire, à Brest, et seront animées par l’équipe pédagogique de Divskouarn.

L’entrée est  libre.

L’invité
 

L’invité est « Divskouarn », l’association pour la promotion et le développement de la langue bretonne auprès des enfants avant leur scolarisation.

Le but de « Divskouarn » est de promouvoir la langue bretonne dès la période précédant la naissance ( au moment de la « projection parentale ») jusqu’à la scolarisation, à une période où les enjeux de performance  sont moindres et la participation des parents est vitale.

Le thème

Il s’agit, comme le dit Yannig Robin, le président de l’association, de « parler aux oreilles de l’enfant qui entend, qui enregistre une somme considérable  d’informations sans pour autant pouvoir répondre avec des mots. »

Au cours de ces soirées, l’équipe de « Divskouarn » présentera ses objectifs pédagogiques, et les aides techniques que peut apporter l’association auprès des familles, des écoles bilingues, des centres de formation professionnelle de la petite enfance, des centres de PMI, et des institutions ( CAF, collectivités locales).Ces aides sont multiples : état des lieux, mutualisation des expériences, valorisation des initiatives en faveur du breton pour les tout petits, réflexion et analyse dans l’évaluation des projets.


Pour tout renseignement :  tel : 09.60.04.79.83. ( Divskouarn)
                                     tel : 02.98.44.05.38. ( Ar Bed keltiek)
                                     tel : 02.98.44.52.93. ( Eskemm)

 

par Paul Monnoyer publié dans : Actualités communauté : Union Démocratique Bretonne
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Dimanche 4 mai 2008
par UDB Bohars communauté : Union Démocratique Bretonne
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Jeudi 1 mai 2008
Source : Conseil Culturel de Bretagne

Le comité de pilotage de la FestiManif BZH+ s'est réuni pour la troisième fois à Rennes, hier. À l'initiative du Conseil Culturel de Bretagne, le projet porté par ses associations membres est maintenant sur les rails.

Tous à Nantes le 20 septembre 2008 !

Ce jour-là, les 4 millions de Bretons vivant sur les 5 départements seront invités à fêter la Bretagne. L'initiative venant du mouvement culturel, ce sont les associations culturelles bretonnes qui seront mises en avant ce jour là. Sans oublier les principales revendications du mouvement culturel breton que sont la réunification, le transfert de compétences et de moyens pour la langue la culture, la musique et la danse, un statut pour la langue bretonne et le gallo le but de cette journée sera de montrer à tous et à toutes ce qui a été fait en 30 ans en matière de culture bretonne. À travers des stands associatifs, des représentations, des concerts et un défilé dans les rues de la capitale bretonne, c'est la Bretagne dans toute sa richesse et sa diversité qui sera fêtée ce jour là.


Trois grands axes de revendications
Le comité de pilotage a défini, trois grands axes de revendications pour cette journée de FestiManif.

  • Pour le respect et la promotion de l'identité bretonne dans toute sa diversité ;
  • Pour une région Bretagne à 5 départements avec plus de moyens et de compétences ;
  • Pour l'application par la France du droit européen, concernant les langues et les minorités nationales, comme le font tous les autres États membres de l'Union Européenne.

Ce sont ces trois axes-là qui seront mis en avant le 20 septembre à Nantes.


BZH + ?
Le nom BZH + n'est pas anodin ! En effet, la Bretagne a quelque chose de très positif. Elle a des valeurs d'hospitalité, d'ouverture et de diversité. Le choix du lieu — Nantes — est lui aussi très symbolique. D'une part parce que la première réunion du Conseil Culturel de Bretagne a eu lieu à Nantes en juin 1978, et d'autre part parce que le problème de la réunification n'est toujours pas réglé, et ce malgré le désir populaire des habitants des 5 départements bretons. Et enfin car Nantes est facilement accessible depuis les autres régions de l'Hexagone. Ainsi, seront invitées des délégations basques, occitanes et pourquoi pas de Guyane et de partout dans le monde !

par UDB Bohars publié dans : Bretagne au Coeur communauté : Union Démocratique Bretonne
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