Pour l’égalité entre la Ville et la Campagne

Publié le par UDB Bohars

Le dernier recensement confirme, une nouvelle fois, la concentration de la population française dans les grosses agglomérations urbaines. En France, la Région parisienne concentre la population, le pouvoir politique, et les finances au détriment des Régions. En Bretagne, les grandes villes comme Rennes et Nantes continuent de s’agrandir de plus en plus au détriment de l’Ouest breton et des communes rurales. Les élus urbains ont désormais plus de poids politique que les élus ruraux. Les financements publics sont majoritairement attribués aux villes.
 
Pour la défense des services publics !
 
Qu’en est-il de la Poste ? De la sécurité avec la Gendarmerie? Des services de la Banque ? Des services de Médecine ? Des Commerces de proximité ? Tout le monde connaît la réponse. Tant et si bien que désormais certaines communes rurales font appel  à l’intercommunalité pour financer un lieu de multiservices avec un petit commerce de proximité. Les fonds publics sont donc mis à contribution pour tenter de compenser le désastre social et culturel des grandes surfaces et de la concentration urbaine. Dans le domaine des nouvelles technologies, les handicaps des zones rurales s’aggravent encore davantage avec l’absence de réseau Internet haut-débit.
 
Hélas, nous ne sommes pas au bout du processus de désertification des zones rurales. L’ouverture à la concurrence des marchés publics au niveau européen va se poursuivre. De même, au niveau mondial, l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) tente continuellement de privatiser toutes les activités humaines. Ajoutons à cela l’entière liberté juridique laissée aux multinationales de jeter à la rue du jour au lendemain des milliers de salariés qui se croyaient jusqu’alors à l’abri du chômage. Les licenciements massifs des entreprises de sous-traitance touchent aussi directement la vie des campagnes. Avec les délocalisations vers l’étranger, on assiste aussi à une reconcentration des emplois vers les grosses agglomérations urbaines.
 
 
 
IL FAUT RÉAGIR !Non pas en préconisant un retour en arrière. Non pas en demandant le retour de l’Etat centralisateur et providentiel. Non pas en refusant l’Europe. Bien au contraire ! Il faut décentraliser encore plus les pouvoirs de décision. La régionalisation devient alors notre nouvelle chance pour la défense des services publics. La démocratisation de l’Europe peut nous permettre de bâtir l’Europe sociale et de faire face à la déréglementation de la mondialisation.
 
Défendre les valeurs de la nouvelle ruralité !
Les causes extérieures des inégalités entre Ville et Campagne et de la désertification des zones rurales sont très fortes. Mais il existe aussi des causes internes au monde rural lui-même. La greffe entre les nouveaux arrivants et les habitants de longue date n’a pas toujours pris. La culture populaire, l’environnement, le patrimoine, ne sont pas suffisamment mis en valeur. Et surtout, l’agriculture moderne, peu créatrice d’emplois, ne joue plus de rôle moteur et positif pour le développement de la vie des campagnes. Il faut donc se poser la bonne question : la ruralité aujourd’hui, c’est quoi ? La ruralité, pour quoi faire ? Et surtout prendre des mesures politiques fermes et courageuses pour défendre à la fois les qualités du monde rural et les droits aux mêmes services pour tous les citoyens.

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Publié dans Actualités

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